Les publics fragiles
Créer des solutions adaptées pour lutter contre la pauvreté et la solitude

Le soutien au publics fragiles

Séniors modestes

Le vieillissement de la population française génère de nouveaux défis. Les solutions actuelles sont inadaptées à une majorité de la population

Constat : le vieillissement de la population

Les projections de population confirment le vieillissement de la population française. Les plus de 60 ans représenterons près d’un français sur trois en 2040.

La France compte actuellement plus de 16 millions de personnes âgées de plus de 60 ans (soit 24 % de sa population totale). En 2050, le nombre de personnes de plus de 60 ans devrait augmenter de quasiment 50 % pour atteindre près de 24 millions et représenter ainsi plus de 31 % de la population en France.

Nos ainés de plus en plus seuls

Les plus de 60 ans sont extrêmement concernés par les situations d’isolement. L’isolement des principaux cercles de soutien (parents et amis) touche près d’un million de personnes âgées de 60 ans et plus (étude Petits Frères des pauvres) et plus du tiers des seniors de 60 ans et plus ne sortent pas de chez eux tous les jours.

De toutes les générations, celle des 75 ans et plus est celle qui est la plus impactée par la montée des solitudes en France :

  •  27% des 75 ans et plus sont en situation d’isolement relationnel (Source Fondation de France, Étude sur les solitudes 2014)
  • A partir de 75 ans, tous les réseaux de sociabilité́ s’affaiblissent :
    – Le réseau amical et familial
    – Les relations de voisinage
    – Le réseau affinitaire
  • Ainsi 79% des plus de 75 ans n’ont pas ou peu de contacts avec leurs frères et sœurs et 41% n’ont pas ou peu de contacts avec leurs enfants (source Fondation de France)
.

    Mais c’est à partir de 85 ans que les cercles de sociabilité s’affaiblissent le plus, entraînant dans leur sillage un isolement de plus en plus prononcé, augmentant les risques de maladies et de mortalité, notamment à cause la solitude et la dépression, mais aussi de l’absence de personnes pour prendre soin du bien-être et de la santé des personnes âgées.

    Ce phénomène d’isolement est particulièrement visible amplifié dans les grandes villes : 33% des personnes âgées résidant dans une ville de plus de 100 000 habitants sont en situation d’isolement contre 21% des personnes âgées résidant au sein d’une commune rurale.

Un hébergement alternatif à inventer

L’adaptation des modes d’hébergement et la prise en charge pour accompagner chaque âge de la vie constitue un immense défi collectif pour notre société. L’enjeu est de trouver le bon équilibre entre sécurité d’une part et vie sociale de l’autre.

La pandémie a mis en pleine lumière les fragilités et les défaillances d’un système qui peine à accompagner chaque âge de la vie. Passer du « chacun chez soi » à l’Ehpad n’est pas satisfaisant.

Au-delà de la nécessaire adaptation du domicile au vieillissement :

  • 20% des plus de 60 ans expriment leur désir d’habiter dans une résidence adaptée à leurs besoins, soit une proportion 10 fois supérieure à l’offre actuellement disponible.
  • 74 % des seniors estiment que leur logement actuel ne conviendra pas lorsqu’ils seront âgés.

Fort de ces constats, notre ambition est de développer des formules d’habitats novateurs et alternatifs permettant le maintien de l’autonomie et de la participation sociale dans un cadre sécurisant.

Adultes en situation de handicap (habitat inclusif) 

La foncière développe des solutions innovantes d’habitat inclusif innovant à destination de publics fragiles tels que les handicapés.

Une première opération est développée à Revel (31), à destination d’adultes en situation de handicap intellectuel. Ce projet est réalisé en collaboration avec l’association Equipollence, qui regroupe des familles d’adultes handicapés et des professionnels du secteur médico-social.

Exemple de l’habitat inclusif de Revel :

L’objectif est de :

  • Permettre à la personne de développer sa capacitéà exercer le contrôle de sa vie, à pouvoir faire des choix dans le quotidien, à participer aux décisions qui la concernent ;
  • Lui permettre de développer son autonomiepar le développement d’un tissu et d’un réseau social au sein duquel il lui est possible de s’insérer, qui permette son interaction avec différents acteurs de la vie sociale ou économique de la cité parce que c’est seulement dans cette diversité de situations que peut se développer son autonomie ;
  • Lui apporter l’aide et l’accompagnementnécessaires à la réalisation de ces objectifs par le biais de dispositifs élaborés autour de ses projets et de son parcours d’existence personnel.

L’accompagnement est réalisé par l’association Équipollence avec l’objectif de permettre aux adultes handicapés d‘accéder à l’autonomie et de s’épanouir dans une existence insérée au sein du tissu social qui les entoure en leur donnant les moyens d’accéder à la sphère publique, en particulier à des « petits lieux près de chez soi ». 

Une vie décloisonnée, inscrite dans des réseaux de partenariats locaux, permettant leur participation à des lieux diversifiés, la rencontre de personnes différentes, des temps et des rythmes différenciés, selon le projet de vie élaboré avec chacun.

Ce projet de vie repose sur un ensemble de grandes composantes essentielles à sa réalisation, le lieu de vie étant un prérequis fondamental. La foncière réalise une rénovation et l’adaptation d’un bâtiment existant, intégrant 3 espaces distincts :

1) La colocation destinée à 9 adultes en situation de handicap, à l’architecture adaptée et évolutive, intégrant :

            – Des espaces de vie commune

            – Des espaces privatifs

2) Trois logements, dont une maison, destinée à des résidents « valides » :

            – Mise à la location pour créer une diversité d’habitants et assurer l’équilibre financier du projet.

3) Trois tiers lieu d’une surface total de 250 m² permettant le développement de lieux partagés entre animations, activités économiques, et espace de travail.

Jeunes actifs et travailleurs clés en zones tendues ou familles monoparentales précarisées

La crise du logement est un frein au bon fonctionnement des territoires. La croissance des prix des logements (à la location et à l’achat) ayant été beaucoup plus rapide que celle des salaires, la crise du logement affecte directement la grande majorité des métropoles françaises, situées en zones tendues pour l’immobilier résidentiel. Cette crise du logement affecte également indirectement les entreprises qui doivent faire face à des difficultés de recrutement parce que certains salariés ne peuvent pas se loger facilement à proximité de leur lieu de travail.

Lorsque ces entreprises assurent un service fondamental pour le fonctionnement de la métropole dans des domaines « clés » (santé, éducation, sécurité, transports, propreté, etc., c’est le fonctionnement même du territoire qui est dégradé par les effets de la crise du logement. Ces travailleurs clés sont le plus souvent des actifs aux revenus modestes et pour lesquels la problématique du logement est centrale.

La foncière propose des solutions pour le logement des jeunes actifs et des travailleurs-clés, mais également des familles monoparentales souvent précarisées, permettant de limiter l’allongement des temps de transport domicile-travail et luttant ainsi contre l’étalement urbain.

Accédants modestes

La foncière développe un outil unique d’aide à l’accession à destination des accédants modestes ou à revenus moyens

Constat : un accès difficile à la propriété́ pour les ménages modestes

L’acquisition d’un logement est la priorité́ de nombreux ménages pour concrétiser un projet de vie et se constituer un capital sur le long terme. Ce rêve de devenir propriétaire est aujourd’hui mis à mal par l’augmentation continue des prix de l’immobilier et la stagnation des revenus. L’augmentation des taux d’intérêt réels à la fin des années 1990, puis les fortes hausses des prix des années 2000 ont freiné l’accès au marché́ immobilier des ménages, surtout en zone tendue. Les familles aux ressources modestes et moyennes sont obligées de s’éloigner des centres-villes, de leurs lieux de vie et de travail vers des banlieues de plus en plus lointaines, contribuant ainsi à l’étalement urbain.

Un outil pour développer une offre d’accession abordable

Pour remédier à cette situation, il s’agit pour l’accédant de dissocier dans le temps l’achat du bâti et l’achat du foncier. Au début, les habitants ne paient individuellement que le bâti. Dans un second temps, ils paient collectivement le prix du foncier (à travers la copropriété́).

Cet outil est destiné aux régions chères où le prix du terrain pèse pour une part importante dans le coût final. Il peut comporter une dimension anti-spéculative forte.

La foncière assure le portage du terrain pendant une durée de 18 ans à 24 ans.